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Site de la Chapelle Saint François de Rennes

Marie Reine, notre Mère et notre souveraine.

30 Mai 2014, 15:32pm

Publié par Le sacristain

Messe 10h, collégiale de Champeaux près de Vitré.

Dom Gaspard Lefebvre, la Croisade Liturgique

Préambule Jésus-Christ est roi du monde entier parce que, comme Homme-Dieu et par droit de conquête acquis par sa mort sur la croix, il est investi du pouvoir de conduire tous les hommes vers leur destinée surnaturelle.

A cette royauté il fait participer Marie qu’il a choisie pour être sa mère et sa collaboratrice dans l’œuvre du salut du genre humain.

Marie est devenue reine par son « fiat » qui la faisait mère de celui qui occupe « le trône de David à jamais ». Et elle a acquis aussi cette dignité royale en s’unissant à l’oblation de son Fils sur la croix.

Du haut du ciel, où elle fut intronisée le jour de sa glorieuse assomption, elle exerce son règne maternel sur tous les hommes.

Assise à la droite du divin Ressuscité, elle nous obtient par ses mérites passés et par son intercession toujours actuelle, toutes les grâces de protection et de sanctification qui nous sont nécessaires pour atteindre notre fin dernière qui est Dieu.

C’est pour nous faire reconnaître et honorer comme il se doit cette royauté de la Mère de Dieu et des hommes et pour nous en faire bénéficier dans les temps difficiles où nous vivons, que Pie XII a institué « La fête de Marie Reine ».

Dans son encyclique du 11 octobre 1954, le Souverain Pontife montre que le peuple chrétien, en son instinct sûr, a toujours reconnu la dignité royale de celle qui a pour Fils « le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs ».

Pères, docteurs et papes s’en firent, tout au long des siècles, les interprètes autorisés, et le triomphal témoignage de cette commune croyance éclate dans les splendeurs de l’art et la pénétrante catéchèse de la liturgie.

Les théologiens, à leur tour montrèrent avec succès combien ce titre royal convenait à la Vierge Marie, Mère du Sauveur, intimement unie à l’œuvre rédemptrice de son Fils, et médiatrice de toutes grâces. La messe et l’office de ce jour résument toute cette doctrine, et nous font rendre à cette Reine les hommages qui lui sont dus en même temps que solliciter ses faveurs.

Par la liturgie de la parole et du sacrifice puisons :

1) Aux sources de l’Ancien Testament, précurseur du Rédempteur.

L’épître est extraite d’un des livres Sapientaux : « L’Ecclésiastique » écrit par Ben Sira vers 190 avant Jésus-Christ et traduit par son petit-fils en l’an 132.

Par un procédé littéraire on y fait l’éloge de la Sagesse en la personnifiant. On en fera plus tard l’application à la personne du Verbe ou à celle de l’Esprit-Saint.

Par accommodation l’Église applique ce passage à la Sainte Vierge, dont l’âme éclairée, précisément par son Fils, le Verbe incarné, et par l’Esprit-Saint « a pénétré, plus que nous pourrions le croire, les profondeurs de l’abîme de la Sagesse divine » (S. Bernard. De XII Prærog. B.M.V.).

L’âme de Marie, toute remplie des clartés de la lumière déifique, fait rayonner autour d’elle la vérité divine. Elle fortifie notre foi, elle illumine nos esprits, elle fait régner dans les âmes chrétiennes la sagesse de Dieu et nous fait « goûter » les choses d’en-haut.

« Je suis sorti de la bouche du Très-Haut, engendrée la première avant toute créature. J’ai fixé ma demeure dans les cieux, et mon trône est sur les nuées. Sur toute la terre, chez tous les peuples et dans toutes les nations, j’ai exercé mon règne : j’ai eu sous mes pieds, par ma puissance, les cœurs des grands comme ceux des petits. Celui qui m’écoute ne sera pas déçu, et ceux qui agissent par moi ne pécheront point. Ceux qui me mettent en lumière auront la vie éternelle » (Eccli. 24, 5-31).

2) Aux sources de Jésus-Christ, réalisateur de la rédemption.

Envoyé par Dieu, l’ange Gabriel accomplit fidèlement sa mission auprès de « la Vierge fiancée à un homme du nom de Joseph de la maison de David » (Le 1, 27).

Par des réminiscences des Écritures qui évoquent les temps messianiques, Gabriel annonça ensuite à Marie les privilèges royaux qu’aurait son fils. Il lui annonce sa maternité divine : Son Fils régnera à jamais sur le trône de David, son glorieux ancêtre. « Il sera grand, et on l’appellera le Fils du Très-Haut. Le Seigneur lui donnera le trône de David son père ; il régnera sur la maison de Jacob à jamais, et son règne n’aura point de fin » (Le. 1, 32-33).

En parlant de Josué (dont le nom de Jésus est le diminutif) le Siracide dit : « Méritant bien son nom, il se montra grand pour sauver les élus » (Eccli. 46, 2). De fait, c’est lui qui fit entrer les Israélites dans la terre promise. Cette entrée figurait celle du peuple chrétien sous la conduite de Jésus dans la véritable terre promise qui est l’Église terrestre et céleste.

On donnait aux rois ou aux grands chefs du peuple, en tant que représentant la Divinité, le nom de Fils de Dieu (2 Rois 7, 11 — 1 Par. 22, 10). Mais Jésus fut « Fils du Très-Haut » à un titre unique. C’est le mystère de la filiation divine du Christ que l’ange exprime ici. Descendant le plus illustre de David, Jésus s’assiéra sur le trône royal de ce grand roi et régnera éternelle ment sur la maison de Jacob, c’est-à-dire sur les juifs et les gentils destinés à ne faire qu’un seul peuple comme l’ont annoncé les prophètes. « Un enfant nous a été enfanté, un fils nous a été donné... Grand sera son règne et sa paix n’aura pas de terme, il s’assiéra sur le trône de David » (Isaïe 9, 5-6). « A lui fut conféré empire, honneur et royaume, et tous peuples, nations et langues le servirent. Son empire est à jamais... et son royaume ne sera point détruit » (Daniel 7, 14). « Ton trône, ô Roi, est pour toujours et à jamais » (Psaume 45, 7-8).

C’est cet Évangile que reprend sa Sainteté Pie XII comme argument théologique pour prouver que Marie est reine.

« L’argument principal sur lequel se fonde la dignité royale de Marie, déjà évident dans les textes de la tradition antique et dans la sainte liturgie, est sans aucun doute sa maternité divine. Dans les Livres Saints, en effet, on affirme du Fils qui sera engendré par la Vierge : « Il sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père et il régnera dans la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura pas de fin » (Lc 1, 32-33).

En outre, Marie est proclamée « Mère du Seigneur » (par Élisabeth). Il s’en suit logiquement qu’elle-même est Reine, puisqu’elle a donné la vie à un Fils qui, même comme homme, était, à cause de l’union hyperstatique de la nature humaine avec le Verbe, Roi et Seigneur de toutes choses » (Encycl. Ad cœli Reginam).

Dans l’homélie du 3ème nocturne des matines, saint Bonaventure commente de cette façon ces mêmes textes évangéliques :

« C’est comme si l’ange disait ouvertement : « Tu concevras et tu enfanteras un fils Roi, assis à tout jamais sur son trône royal, en sorte que toi-même, tu régneras comme Mère du Roi et tu résideras comme Reine sur un trône royal. Si, en effet, il convient que le Fils donne cet honneur à sa mère, il convient aussi qu’il lui donne un trône royal. Dès lors, puisque la Vierge Marie a conçu celui dont le baudrier porte cette inscription : « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » dès l’instant même où elle conçut le Fils de Dieu, elle fut reine non seulement de la terre mais aussi du ciel. Marie reine est très élevée en gloire. Le prophète le montre dans le psaume où il est dit du Christ : « Ton trône, ô Dieu, est établi pour toujours », et ensuite de la Vierge : « La Reine est à votre droite, en vêtements tissés d’or, c’est-à-dire comblée des biens les meilleurs et revêtue de l’immortalité comme il convenait à la Vierge le jour de son Assomption... Car nous devons tenir pour certain que la Vierge, glorieuse dans son corps et dans son âme, siège près son Fils. Marie Reine est la dispensatrice des grâces. C’est par elle que, comme par un aqueduc, vient à nous la grâce divine qui guérit le genre humain. C’est à la Vierge qu’il revient, en effet, d’être la dispensatrice de la grâce non pas comme en en étant le principe mais comme l’ayant méritée. Ainsi donc la Vierge Marie est pour tous les peuples la plus excellente des reines puisqu’elle implore pour nous le pardon, qu’elle triomphe dans le combat, qu’elle distribue la grâce et qu’en conséquence elle conduit à la gloire »(Sermon sur la dignité royale de la Vierge Marie).

3) Aux sources de l’Église par le ministère de laquelle le Christ, unique grand-prêtre, continue l’œuvre de notre salut et nous y fait participer activement.

C’est pour continuer, d’une façon très efficace et pleinement adaptée à notre époque, l’œuvre du salut du monde réalisée par Jésus et par Marie que sa Sainteté Pie XII a institué la fête de Marie Reine après que Pie XI eut établi celle du Christ-Roi.
Lors de la cérémonie du couronnement de la Vierge « Salus populi Romani », qui fut le complément de l’institution de la fête de la royauté de Marie, Pie XI déclara dans un discours prononcé dans la basilique Saint-Pierre :

« L’origine des gloires de Marie, le moment solennel qui illumine toute sa personne et sa mission, est celui où, pleine de grâce, elle répondit à l’archange Gabriel le « Fiat » qui exprimait son acquiescement aux dispositions divines. C’est ainsi qu’elle devenait Mère de Dieu et Reine, et recevait la charge royale de veiller sur l’unité et la paix du genre humain. Par elle, Nous avons la ferme confiance que l’humanité s’engagera peu à peu sur cette voie du salut ; elle guidera les chefs des nations et les cœurs des peuples vers la concorde et la charité...

Si la royauté de Marie peut suggérer à ceux qui régissent les nations des attitudes et des desseins qui répondent aux exigences de l’heure — où, en tant de régions, la juste liberté est opprimée, la vérité offusquée par l’action d’une propagande mensongère et les forces du mal semblent comme déchaînées sur terre, — la Vierge ne cesse aussi de déverser sur tous les peuples de la terre et sur toutes les classes sociales l’abondance de ses grâces.

Après l’atroce spectacle de la Passion au pied de la croix où elle avait offert le plus dur des sacrifices qui puissent être demandés à une mère, elle continua à répandre sur les premiers chrétiens, sur ses fils d’adoption, les témoignages de sa sollicitude maternelle. Reine plus que toute autre par l’élévation de son âme et par l’excellence des dons divins, elle ne cesse de prodiguer tous les trésors de son affection et de ses douces attentions à la pauvre humanité » (1 novembre 1954).

Reine parce qu’unie intimement au Christ-Roi par sa maternité divine, Marie l’est donc aussi parce qu’elle fut étroitement associée à son Fils lorsqu’il consomma notre rédemption sur la croix.

C’est ce que nous rappelle l’alléluia de la messe de ce jour : « Bienheureuse êtes-vous, ô Vierge Marie, d’être restée debout au pied de la croix du Seigneur. Voici qu’à présent vous régnez avec lui à jamais ».

Toute la liturgie de la fête de Marie Reine résume parfaitement les raisons d’être et l’efficacité de cette royauté mariale.

« La sainte liturgie, dit Pie XII, est comme le fidèle miroir de la doctrine transmise par les anciens et crue par le peuple chrétien à travers les âges... Elle a toujours chanté et chante encore sans cesse les louanges de la Reine des cieux » (Ad cœli Reginam).

En mettant en œuvre dans son culte officiel tous les mystères du Christ auxquels fut associée la Vierge, la Sainte Église nous y associe à son tour et nous en applique les mérites.

C’est ce qui ressort d’une façon particulière pour les fidèles qui assistent au saint Sacrifice de la messe. On y magnifie les gloires de Marie Reine, et on en remercie Dieu par Jésus-Christ. C’est lui qui est la source de cette royauté de sa mère, c’est lui qui l’a méritée par sa passion et qui l’a fait asseoir à sa droite dans le ciel.

A chaque messe on évoque plusieurs fois le nom de la Vierge, et l’on évoque par là-même, en renouvelant sacramentellement le Calvaire, le rôle que Marie a joué au pied de la croix et qu’elle continue à exercer du haut du ciel dans l’application des mérites du Sauveur dont le Sacrifice et la communion eucharistique sont pour nous le signe spécialement efficace.

C’est donc avec confiance qu’on termine la messe en saluant Marie reine et en lui demandant de nous faire bénéficier des effets de sa miséricorde : « Salve Regina, mater misericordiae ».

But final du drame rédempteur : l’apothéose céleste dont la liturgie est l’annonce, la préparation et le prélude ici-bas.

Glorifiant Marie comme reine, assise à la droite du Christ roi dans le ciel, c’est vers la patrie céleste que nous fait tendre la liturgie de ce jour.

On y demande à Dieu : « Accordez-nous. Seigneur, grâce à l’appui de la bienheureuse Vierge Marie, notre Reine, dont nous célébrons la fête, de pouvoir obtenir la paix en cette vie et la gloire dans l’autre » (Collecte).

On y implore Marie pour qu’elle nous accueille dans le ciel à la fin de notre vie sur terre : « Salut, ô Reine de miséricorde, protégez-nous de l’ennemi et accueillez-nous à l’heure de la mort » (Alléluia).

Notre engagement personnel et communautaire dans la célébration liturgique de la fête de Marie Reine.

Tout ce, qu’en union intime avec Jésus, Marie a fait au cours de sa vie, a eu pour but d’assurer notre salut. Sa royauté lui confère un pouvoir universel comme médiatrice de toutes grâces.

Pour obtenir ici-bas la paix et assurer notre salut éternel, contemplons Marie Reine dans sa gloire et recourons à elle en faisant nôtres toutes les pensées de l’Église dans la messe de ce jour.

[1] Ce propre a été composé avec la version du psautier Béa, nous gradons la traduction de la vulgate traditionnelle.

[2] Pendant le Temps pascal, les trois psaumes de chacun des nocturnes des Matines sont dits sous une seule antienne.

[3] Encyclique Ad cœli Reginam, du 11 octobre 1954. Institution de la fête.

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Jean de la Varende

29 Mai 2014, 15:26pm

Publié par Le sacristain

Découvrir son Oeuvre,

              Célébrer sa Mémoire,

                            Admirer et imiter sa Foi,

                                         S'enraciner dans la Tradition! 

 

Samedi 31 mai, 10h collégiale de champeaux, messe de l'association présence de La Varende

Sainte Messe célébrée par M le chanoine Cristofoli

Homélie donnée par M l'archiprêtre de la cathédrale de Rennes, M l'abbé Heudré.

Image plein-écran

La Collégiale de Champeaux, Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre : à signaler
Elément(s) remarquable(s) : jubé
Nature de la protection MH : classé MH
Date de la protection MH : 1910/12/12 : classé MH
Observations : La fondation de la collégiale.
Vers 1430, Robert d´Epinay, grand maître de Bretagne et chambellan du duc Jean V, obtient du pape la création à Champeaux d´une collégiale, proche de son château de la Rivière dont les statuts définitifs ne sont approuvés qu´en 1484. On appelle collégiale, une église qui n´est pas une cathédrale, mais qui est cependant desservie, comme cette dernière, par un collège ou réunion de chanoines. Dans les limites actuelles du département, 4 communes ont eu une collégiale : Fougères, Vitré, la Guerche et Champeaux. Elles sont toutes fondées par de puissants seigneurs pour le service plus solennel des chapelles de leurs châteaux. Celle de Champeaux constitue un témoin insigne encore en place, avec non seulement son enclos paroissial, mais aussi ses logis de chanoines bâtis autour d´une place autrefois fermée.
Différentes campagnes de construction.
Les volumes imbriqués et d´inégales hauteurs résultent du statut même de l´édifice, qui réclame un choeur aussi vaste que la nef pour accueillir le collège des chanoines, ainsi que des différentes campagnes de construction qui se sont succédé principalement aux 15 ème et 16 ème siècles. Le rôle diplomatique de la famille d´Epinay dans le rapprochement franco-breton, sa faveur grandissante auprès des rois Charles VIII puis Louis XII, ont participé à l´embellissement et à l´agrandissement de l´église. De nouvelles chapelles et une sacristie sont venues s´adjoindre au volume initial et forment de l´extérieur une silhouette découpée à pignons multiples si caractéristique des églises bretonnes. Le clocher simple et massif est quant à lui édifié en 1720 à l´extrémité ouest de la nef.
Le lieu de sépulture d´une puissante famille bretonne : les d´Epinay.
Les deux exceptionnels tombeaux Renaissance, aujourd´hui conservés dans la collégiale, ne sont que les vestiges d´un ensemble de monuments funéraires érigés pour la famille d´Epinay. Le tombeau de Guy d´Epinay et de Louise de Goulaine, son épouse, est situé dans le choeur, proche du maître-autel. Cette oeuvre majeure, inspirée par des modèles bellifontains, a été réalisée en 1553 par l´architecte angevin Jean de Lespine. La présentation actuelle des transits n´a été adoptée qu´au XIXème siècle. Avant les troubles révolutionnaires, la représentation des deux corps décharnés était rassemblée dans le soubassement, tandis qu´au niveau supérieur, sous l´arcade, se situaient les personnages vivants, aujourd´hui disparus, parés de leurs plus beaux atours.
Le tombeau de leur fille, Claude d´Epinay, placé dans la chapelle Saint Julien, est plus petit mais témoigne tout autant de cet art raffiné de cour, empreint de modèles antiquisants et de l´esprit nouveau de la Renaissance.
Un mobilier prestigieux, témoin d´un glorieux passé.
Les tombeaux ne sont pas les seuls éléments du patrimoine mobilier remarquable de la collégiale. Passé le pas de la porte, ce sont les verrières qui attirent en premier lieu le regard. Les dimensions impressionnantes de la maîtresse vitre donnent une ambiance lumineuse et colorée contrastant avec la simplicité et la nudité presque affligeante des murs. La maîtresse vitre est attribuée à un maître dans l´art du vitrail, Gilles de la Croix Vallée. La verrière de la Pentecôte située dans la chapelle sud témoigne aussi d´une main experte : la délicatesse du dessin, la maîtrise du jaune d´argent, la date plusieurs fois portée de 1529 font de cette verrière l´une des plus authentiques de Champeaux et un maillon important dans l´histoire du vitrail en Bretagne.
Les stalles commandées vers 1535, peu après le mariage de Guy II d´Epinay et de Louise de Goulaine, constituent aussi l'un des plus beaux exemples conservés. Le décor composé de grotesques, trophées, rinceaux, candélabres, est significatif du style de la première renaissance et du goût éclairé de ces commanditaires. Elles ont depuis subi des modifications dues, entre autres, aux aménagements de la liturgie au XVIIIème siècle, condamnant le jubé qui fermait l´entrée du choeur. L´autel saint Jacques, actuellement dans le bras sud, fut sans doute remonté lors de la réorganisation du choeur à partir d´éléments empruntés à ces anciens autels adossés au jubé. Les cinq bas reliefs en pierre polychrome représentant la Passion du Christ dénotent une influence flamande et méritent également une attention comme le maître autel réalisé en 1748 par les menuisiers Gambier et Le Roy de Rennes.
Architecture, sculpture, menuiserie, vitrail, tout dans cet ensemble rend compte d´une grande maîtrise d´artistes talentueux au service de mécènes éclairés.
Pour en savoir plus: 
http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?
execute=show_document&id=MERIMEEIA00130695

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Bonne fête de l'ascension!

28 Mai 2014, 15:28pm

Publié par Le sacristain

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Le jour s’est levé radieux, la terre qui s’émut à la naissance de l’Emmanuel [1] éprouve un tressaillement inconnu ; l’ineffable succession des mystères de l’Homme-Dieu est sur le point de recevoir son dernier complément. Mais l’allégresse de la terre est montée jusqu’aux cieux ; les hiérarchies angéliques s’apprêtent à recevoir le divin chef qui leur fut promis, et leurs princes sont attentifs aux portes, prêts à les lever quand le signal de l’arrivée du triomphateur va retentir. Les âmes saintes, délivrées des limbes depuis quarante jours, planent sur Jérusalem, attendant l’heureux moment où la voie du ciel, fermée depuis quatre mille ans par le péché, s’ouvrant tout à coup, elles vont s’y précipiter à la suite de leur Rédempteur. L’heure presse, il est temps que notre divin Ressuscité se montre, et qu’il reçoive les adieux de ceux qui l’attendent d’heure en heure, et qu’il doit laisser encore dans cette vallée de larmes.

Tout à coup il apparaît au milieu du Cénacle. Le cœur de Marie a tressailli, les disciples et les saintes femmes adorent avec attendrissement celui qui se montre ici-bas pour la dernière fois. Jésus daigne prendre place à table avec eux ; il condescend jusqu’à partager un dernier repas, non plus dans le but de les rendre certains de sa résurrection ; il sait qu’ils n’en doutent plus ; mais, au moment d’aller s’asseoir à la droite du Père, il tient à leur donner cette marque si chère de sa divine familiarité. O repas ineffable, où Marie goûte une dernière fois en ce monde le charme d’être assise aux côtés de son fils, où la sainte Église représentée par les disciples et par les saintes femmes est encore présidée visiblement par son Chef et son Époux ! Qui pourrait exprimer le respect, le recueillement, l’attention des convives, peindre leurs regards fixés avec tant d’amour sur le Maître tant aimé ? Ils aspirent à entendre encore une fois sa parole ; elle leur sera si chère à ce moment du départ ! Enfin Jésus ouvre la bouche ; mais son accent est plus grave que tendre. Il débute en leur rappelant l’incrédulité avec laquelle ils accueillirent la nouvelle de sa résurrection [2]. Au moment de leur confier la plus imposante mission qui ait jamais été transmise à des hommes, il veut les rappeler à l’humilité. Sous peu de jours ils seront les oracles du monde, le monde devra croire sur leur parole, et croire ce qu’il n’a pas vu, ce qu’eux seuls ont vu. C’est la foi qui met les hommes en rapport avec Dieu ; et cette foi, eux-mêmes ne l’ont pas eue tout d’abord : Jésus veut recevoir d’eux une dernière réparation pour leur incrédulité passée, afin que leur apostolat soit établi sur l’humilité.

Prenant ensuite le ton d’autorité qui convient à lui seul, il leur dit : « Allez dans le monde entier, prêchez l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné » [3]. Et cette mission de prêcher l’Évangile au monde entier, comment l’accompliront-ils ? Par quel moyen réussiront-ils à accréditer leur parole ? Jésus le leur indique : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : ils chasseront les démons en mon nom ; ils parleront des langues nouvelles ; ils prendront les serpents avec la main ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur nuira pas ; ils imposeront les mains sur les malades, et les malades seront guéris » [4]. Il veut que le miracle soit le fondement de son Église, comme il l’a choisi pour être l’argument de sa mission divine. La suspension des lois de la nature annonce aux hommes que l’auteur de la nature va parler ; c’est à eux alors d’écouter et de croire humblement.

Voilà donc ces hommes inconnus au monde, dépourvus de tout moyen humain, les voilà investis de la mission de conquérir la terre et d’y faire régner Jésus-Christ. Le monde ignore jusqu’à leur existence ; sur son trône impérial, Tibère, qui vit dans la frayeur des conjurations, ne soupçonne en rien cette expédition d’un nouveau genre qui va s’ouvrir, et dont l’empire romain doit être la conquête. Mais à ces guerriers il faut une armure, et une armure de trempe céleste. Jésus leur annonce qu’ils sont au moment de la recevoir. « Demeurez dans la ville, leur dit-il, jusqu’à ce que vous ayez été revêtus de la vertu d’en haut » [5]. Or, quelle est cette armure ? Jésus va le leur expliquer. Il leur rappelle la promesse du Père, « cette promesse, dit-il, que vous avez entendue par ma bouche. Jean a baptisé dans l’eau ; mais vous, sous peu de jours, vous serez baptisés dans le Saint-Esprit » [6].

Mais l’heure de la séparation est venue. Jésus se lève, et l’assistance tout entière se dispose à suivre ses pas. Cent vingt personnes se trouvaient là réunies avec la mère du divin triomphateur que le ciel réclamait. Le Cénacle était situé sur la montagne de Sion, l’une des deux collines que renfermait l’enceinte de Jérusalem. Le cortège traverse une partie de la ville, se dirigeant vers la porte orientale qui ouvre sur la vallée de Josaphat. C’est la dernière fois que Jésus parcourt les rues de la cité réprouvée. Invisible désormais aux yeux de ce peuple qui l’a renié, il s’avance à la tête des siens, comme autrefois la colonne lumineuse qui dirigeait les pas du peuple israélite. Qu’elle est belle et imposante cette marche de Marie, des disciples et des saintes femmes, à la suite de Jésus qui ne doit plus s’arrêter qu’au ciel, à la droite du Père ! La piété du moyen âge la célébrait jadis par une solennelle procession qui précédait la Messe de ce grand jour. Heureux siècles, où les chrétiens aimaient à suivre chacune des traces du Rédempteur, et ne savaient pas se contenter, comme nous, de quelques vagues notions qui ne peuvent enfanter qu’une piété vague comme elles !

On songeait aussi alors aux sentiments qui durent occuper le cœur de Marie durant ces derniers instants qu’elle jouissait de la présence de son fils. On se demandait qui devait l’emporter dans ce cœur maternel, de la tristesse de ne plus voir Jésus, ou du bonheur de sentir qu’il allait entrer enfin dans la gloire qui lui était due. La réponse venait promptement à la pensée de ces véritables chrétiens, et nous aussi, nous nous la ferons à nous-mêmes. Jésus n’avait-il pas dit à ses disciples : « Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je m’en vais à mon Père ? » [7] Or, qui aima plus Jésus que ne l’aima Marie ? Le cœur de la mère était donc dans l’allégresse au moment de cet ineffable adieu. Marie ne pouvait songer à elle-même, quand il s’agissait du triomphe dû à son fils et à son Dieu. Après les scènes du Calvaire, pouvait-elle aspirer à autre chose qu’à voir glorifié enfin celui qu’elle connaissait pour le souverain Seigneur de toutes choses, celui qu’elle avait vu si peu de jours auparavant renié, blasphémé, expirant dans toutes les douleurs.

Le cortège sacré a traversé la vallée de Josaphat, il a passé le torrent de Cédron, et il se dirige sur la pente du mont des Oliviers. Quels souvenirs se pressent à la pensée ! Ce torrent, dont le Messie dans ses humiliations avait bu l’eau bourbeuse, est devenu aujourd’hui le chemin de la gloire pour ce même Messie. Ainsi l’avait annoncé David [8]. On laisse sur la gauche le jardin qui fut témoin de la plus terrible des agonies, cette grotte où le calice de toutes les expiations du monde fut présenté à Jésus et accepté par lui. Après avoir franchi un espace que saint Luc mesure d’après celui qu’il était permis aux Juifs de parcourir le jour du Sabbat, on arrive sur le territoire de Béthanie, cet heureux village où Jésus, dans les jours de sa vie mortelle, recherchait l’hospitalité dé Lazare et de ses sœurs. De cet endroit de la montagne des Oliviers on avait la vue de Jérusalem, qui apparaissait superbe avec son temple et ses palais. Cet aspect émeut les disciples. La patrie terrestre fait encore battre le cœur de ces hommes ; un moment ils oublient la malédiction prononcée sur l’ingrate cité de David, et semblent ne plus se souvenir que Jésus vient de les faire citoyens et conquérants du monde entier. Le rêve de la grandeur mondaine de Jérusalem les a séduits tout à coup, et ils osent adresser cette question à leur Maître : « Seigneur, est-ce à ce moment que vous rétablirez le royaume d’Israël ? »

Jésus répond avec une sorte de sévérité à cette demande indiscrète : « Il ne vous appartient pas de savoir les temps et les moments que le Père a réservés à son pouvoir. » Ces paroles n’enlevaient pas l’espoir que Jérusalem fût un jour réédifiée par Israël devenu chrétien ; mais ce rétablissement de la cité de David ne devant avoir lieu que vers la fin des temps, il n’était pas à propos que le Sauveur fît connaître le secret divin. La conversion du monde païen, la fondation de l’Église, tels étaient les objets qui devaient préoccuper les disciples. Jésus les ramène tout aussitôt à la mission qu’il leur donnait il y a peu d’instants : « Vous allez recevoir, leur dit-il, la vertu du Saint-Esprit qui descendra sur vous, et vous serez mes témoins dans Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » [9].

Selon une tradition qui remonte aux premiers siècles du christianisme [10], il était l’heure de midi, l’heure à laquelle Jésus avait été élevé sur la croix, lorsque, jetant sur l’assistance un regard de tendresse qui dut s’arrêter avec une complaisance filiale sur Marie, il éleva les mains et les bénit tous. A ce moment ses pieds se détachèrent de la terre, et il s’élevait au ciel [11]. Les assistants le suivaient du regard ; mais bientôt il entra dans une nuée qui le déroba à leurs yeux [12].

C’en était fait : la terre avait perdu son Emmanuel. Quarante siècles l’avaient attendu, et il s’était rendu enfin aux soupirs des Patriarches et aux vœux enflammés des Prophètes. Nous l’adorâmes, captif de notre amour, dans les chastes flancs de la Vierge bénie. Bientôt l’heureuse mère nous le présenta sous l’humble toit d’une étable à Bethléhem. Nous le suivîmes en la terre d’Égypte, nous l’accompagnâmes au retour, et nous vînmes nous fixer avec lui à Nazareth. Lorsqu’il partit pour exercer sa mission de trois ans dans sa patrie terrestre, nous nous attachâmes à ses pas, ravis des charmes de sa personne, écoutant ses discours et ses paraboles, assistant à ses prodiges. La malice de ses ennemis étant montée à son comble, et l’heure venue où il devait mettre le sceau à cet amour qui l’avait attiré du ciel en terre par la mort sanglante et ignominieuse de la croix, nous recueillîmes son dernier soupir et nous fûmes inondés de son sang divin. Le troisième jour, il s’échappait de son sépulcre vivant et victorieux, et nous étions là encore pour applaudir à son triomphe sur la mort, par lequel il nous assurait la gloire d’une résurrection semblable à la sienne. Durant les jours qu’il a daigné habiter encore cette terre, notre foi ne l’a pas quitté ; nous eussions voulu le conserver toujours ; et voici qu’à cette heure même il échappe à nos regards, et notre amour n’a pu le retenir ! Plus heureuses que nous, les âmes des justes qu’il avait délivrées des limbes l’ont suivi dans son vol rapide, et elles jouissent pour l’éternité des délices de sa présence.

Les disciples tenaient encore les yeux fixés au ciel, lorsque soudain deux Anges vêtus de blanc se présentèrent à eux et leur dirent : « Hommes de Galilée, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus qui vous a quittés pour s’élever au ciel reviendra un jour en la même manière que vous l’avez vu monter » [13]. Ainsi, le Sauveur est remonté, et le juge doit un jour redescendre : toute la destinée de l’Église est comprise entre ces deux termes. Nous vivons donc présentement sous le régime du Sauveur ; car notre Emmanuel nous a dit que « le fils de l’homme n’est pas venu pour juger le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui » [14] ; et c’est dans ce but miséricordieux que les disciples viennent de recevoir la mission d’aller par toute la terre et de convier les hommes au salut, pendant qu’il en est temps encore.

Quelle tâche immense Jésus leur a confiée ! Et au moment où il s’agit pour eux de s’y livrer, il les quitte ! Il leur faut descendre seuls cette montagne des Oliviers d’où il est parti pour le ciel. Leur cœur cependant n’est pas triste ; ils ont Marie avec eux, et la générosité de cette mère incomparable se communique à leurs âmes. Ils aiment leur Maître ; leur bonheur est désormais de penser qu’il est entré dans son repos. Les disciples rentrèrent dans Jérusalem, « remplis d’une « vive allégresse », nous dit saint Luc [15], exprimant par ce seul mot l’un des caractères de cette ineffable fête de l’Ascension, de cette fête empreinte d’une si douce mélancolie, mais qui respire en même temps plus qu’aucune autre la joie et le triomphe.

Durant son Octave, nous essayerons d’en pénétrer les mystères et de la montrer dans toute sa magnificence ; aujourd’hui nous nous bornerons à dire que cette solennité est le complément de tous les mystères de notre divin Rédempteur, qu’elle est du nombre de celles qui ont été instituées par les Apôtres eux-mêmes [16] ; enfin qu’elle a rendu sacré pour jamais le jeudi de chaque semaine, jour rendu déjà si auguste par l’institution de la divine Eucharistie.

Nous avons parlé de la procession solennelle par laquelle on célébrait, au moyen âge, la marche de Jésus et de ses disciples vers le mont des Oliviers ; nous devons rappeler aussi qu’en ce jour on bénissait solennellement du pain et des fruits nouveaux, en mémoire du dernier repas que le Sauveur avait pris dans le Cénacle. Imitons la piété de ces temps où les chrétiens avaient à cœur de recueillir les moindres traits de la vie de l’Homme-Dieu, et de se les rendre propres, pour ainsi dire, en reproduisant dans leur manière de vivre toutes les circonstances que le saint Évangile leur révélait. Jésus-Christ était véritablement aimé et adoré dans ces temps où les hommes se souvenaient sans cesse qu’il est le souverain Seigneur, comme il est le commun Rédempteur. De nos jours, c’est l’homme qui règne, à ses risques et périls ; Jésus-Christ est refoulé dans l’intime de la vie privée. Et pourtant il a droit à être notre préoccupation de tous les jours et de toutes les heures ! Les Anges dirent aux Apôtres : « En la manière que vous l’avez vu monter, ainsi un jour il descendra. » Puissions-nous l’avoir aimé et servi durant son absence avec assez d’empressement, pour oser soutenir ses regards lorsqu’il apparaîtra tout à coup !

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Comment préparer l'ascension de Notre Seigneur?

27 Mai 2014, 15:16pm

Publié par Le sacristain

Par la messe de la vigile de l'ascension:elle est faite pour ça! Rendez vous 7h ce  28 mai et petit déjeuner offert après la sainte Messe!

 

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carillon N°89

24 Mai 2014, 11:45am

Publié par Le sacristain

 

Le carillon de saint François.

Lettre d’information de la chapellenie Saint François de Sales de Rennes

  Onzième  ANNÉE - N° 89 mai 2014

Cinquième Dimanche après Pâques

 

Traduction des textes sacrés :

 Cinquième Dimanche après Pâques

 

Lettre de saint Jacques 1,22-27. 

Mes bien-aimés, mettez en pratique la parole du Seigneur, et ne vous contentez pas de l'écouter, vous abusant vous-mêmes. 
Car, si quelqu'un écoute la parole et ne l'observe pas, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir le visage qu'il tient de la nature : 
à peine s'est-il considéré, qu'il s'en est allé, oubliant aussitôt quel il était. 
Celui, au contraire, qui fixe son regard sur la loi parfaite, la loi de liberté, et qui s'y tient attaché, n'écoutant pas pour oublier aussitôt, mais pratiquant ce qu'il a entendu, celui-là trouvera son bonheur en l'accomplissant.  
Si quelqu'un s'imagine être religieux sans mettre un frein à sa langue, il s'abuse lui-même et sa religion est vaine. 
La religion pure et sans tache devant notre Dieu et Père, n'est pas autre qu'avoir soin des orphelins et des veuves dans leur détresse, et se préserver pur des souillures de ce monde. 



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,23-30. 
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous demandez quelque chose au Père en mon nom, il vous le donnera. 
Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom : demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. 
Je vous ai dit ces choses en paraboles. L'heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles, mais je vous parlerai ouvertement du Père. 
En ce jour-là, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis point que je prierai le Père pour vous. 
Car le Père lui-même vous aime, parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis sorti du Père. 
Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant je quitte le monde et je vais au Père." 
Ses disciples lui dirent : "Voilà que vous parlez ouvertement et sans vous servir d'aucune figure. 
Maintenant nous voyons que vous savez toutes choses, et que vous n'avez pas besoin que personne vous interroge ; c'est pourquoi nous croyons que vous êtes sorti de Dieu."

Intentions de prières :

Pour la bonne mort de Jeanne de Cafarelli.

Pour le bon succès du pèlerinage de Chartres.

Pour les examens de nos étudiants.

Le petit mot du chanoine…      

 

 

        « Estóte factóres verbi, et non auditóres tantum » (Jac. I, 22). Mettez en pratique la Parole de Dieu, ne vous contentez pas de l’écouter ! Combien de fois écoute-t-on béatement la sainte Ecriture… L’attitude est pieuse, l’oreille écoute vaguement… D’ailleurs, ça rentre par l’une et ça ressort par l’autre ! Bien dommage en vérité. « Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent ! » nous avertit Notre-Seigneur. Oui, la Parole est écoutée (sens externe). Mais cela ne suffit pas ! Elle doit ensuite pénétrer dans le cœur, éclairer notre intelligence et être proclamée par notre exemple et nos paroles (c’est pour cela que nous nous signons le front, les lèvres et la poitrine avant le chant ou la lecture de l’Evangile). Et cela dépend de notre bonne volonté ! C’est cela « vivre » de la Parole divine, être « faiseur de la Parole » pour reprendre l’expression de saint Jacques.

          Les fidèles catholiques doivent faire un petit effort ! Lisons pour cela les encycliques de Léon XIII (Providentissimus Deus) et Benoît XV (Spiritus Paraclitus). D’abord, se disposer à écouter la Parole de Dieu. Notre Bible reste-t-elle en haut d’une étagère, sous la poussière, ou sert-elle caler un meuble ? « Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ » disait saint Jérôme. Ce qui a fait un temps la force du protestantisme, c’est l’étude des saintes Lettres. Le catholique ne doit pas négliger cette étude bien nécessaire. Comment connaître la Vérité et être capable de la défendre si nous ne faisons pas, de temps en temps, un petit effort intellectuel. Pas seulement pour lire ou écouter (comme on ferait d’un bon roman d’Agatha Christie !), mais « manducare », manger, comme disaient les anciens Pères, se nourrir véritablement de la Parole de Dieu. La Bible, en effet, n’est pas qu’un livre ; la religion chrétienne n’est pas, comme on nous le ressasse souvent, une « religion du livre » : elle est une (ou plutôt la) religion de la Parole : Dieu a parlé aux hommes pour les enseigner, et cette Parole divine, infaillible, inaltérable, a été consignée par écrit, sur ordre de Dieu, par la motion du Saint-Esprit et la plume des écrivains sacrés choisis par lui.

          Cette méditation intérieure transfigurera notre vie quotidienne. Nous devons mettre en pratique la Parole de Dieu. Par l’exemple d’abord ! La devise de la famille des comtes Martelli, qui ont légué leur villa de Gricigliano, en Toscane, à notre Institut était : « Seule la vertu est la vraie noblesse ». On pourrait donner ce pastiche : « Seule la fidélité à la Parole de Dieu est la vraie noblesse du chrétien ». Tout repose sur cette Parole divine ! L’Eglise catholique, la primauté du Pape, les sacrements, la prière liturgique, la règle de vie des chrétiens laïcs et des religieux, etc. L’Eglise n’a rien inventé – quoiqu’en pensait le triste Luther ! La Parole de Dieu est source de toute vérité authentique, parce qu’elle est la Vérité même. Les Pères et les Docteurs de l’Eglise, le magistère des Papes, les écrits des mystiques, en deux mille ans, n’ont rien inventé ! Ils ont juste puisé dans le trésor de la Parole de Dieu, pour l’enseigner à nos âmes bien faibles, à nos oreilles bien sourdes, à nos cœurs bien tièdes ! En ce monde où l’erreur et le mensonge affectent les hommes et menacent les chrétiens, rappelons-nous bien ces paroles de la cantate BWV 167 de Johann Sebastian Bach, pour la fête de saint Jean Baptiste : « Gottes Wort, das trüget nicht ! » : « La Parole de Dieu ne trompe pas » Alors suivons-là, et nous ne nous perdrons pas !

                                                                                          Votre chanoine.

 

 

Agenda de saint François :

 

Dimanche 25 maiGrand’messe 10h30, messe lue 18h30.

 

Lundi 26 mai : St Philippe Néri, confesseur

pèlerinage des mères de famille à Notre Dame de la Pennière

Sainte messe au sanctuaire à 15h.

 

Mardi 27 mai : St Bède le Vénérable, confesseur et docteur

18h adoration du saint Sacrement et sacrement de pénitence.

18h45 salut du saint Sacrement

19h messe

 

Mercredi 28 mai : Vigile de l'Ascension

7h sainte messe suivie du petit déjeuner offert à tous.

18h instruction chrétienne suivie d’un dîner.

20h30 cercle de jeunes –pro.

 

Jeudi 29 mai : Ascension de Notre Seigneur

Grand’messe 10h30, messe lue 18h30.

 

Vendredi 30 mai : Ste Jeanne d'Arc, vierge, patronne secondaire de la France (propre de France) sainte messe 11h.

 

Samedi 31 mai :

.  Collégiale de Champeaux sainte Messe de la Vierge Marie Reine 10h avec l'association Présence de LA VARENDE

 

Dimanche1er Juin: Dimanche après l'Ascension

Grand’messe 10h30, messe lue 18h30

 

A retenir : 7/8/9 juin, pèlerinage de Notre Dame de Chrétienté Paris- Chartres

11 juin : retraite des premières communions : 12h-17h.

14 juin : kermesse. 15 Juin communions solennelles et premières communions.

22 juin : fête Dieu

 

 

Contacter votre chapelain :

 Chanoine Gwenaël Cristofoli, presbytère 20 rue saint Louis, 35000 Rennes.

 

02-99-31-74-92*06-98-31-31-23 chn.cristofoli@gmail.com

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Pèlerinage des mères de famille!

23 Mai 2014, 11:30am

Publié par Le sacristain

 

9e PELERINAGE DES MAMANS

AUTOUR DE NOTRE DAME DE LA PEINIERE  

 

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avec le chanoine Cristofoli, ICRSP

 

 Þ   le lundi 26 MAI 2014

 

RENDEZ_VOUS

Þ   à 9 HEURES à NOTRE DAME DE LA PEINIERE

 

Þ   Départ pour la chapelle Bon Secours, au nord de Val-d’Izé

Þ   15H MESSE A NOTRE DAME DE LA PEINIERE

Fin du pèlerinage vers 16 heures.

 

Inscriptions auprès de

Þ   C. Bouchacourt,  clarisse.bouchacourt@laposte.net, 06 85 24 04 94

                                                                                                             Þ    D. Payelle, dagmar.payelle@neuf.fr, 06 16 92 05 76

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carillon n°88

17 Mai 2014, 10:31am

Publié par Le sacristain

 

Le carillon de saint François.

Lettre d’information de la chapellenie Saint François de Sales de Rennes

  Onzième  ANNÉE - N° 88 mai 2014

Quatrième Dimanche après Pâques

 

 

Traduction des textes sacrés :

 

Quatrième Dimanche après Pâques

 

Lettre de saint Jacques 1,17-21. 
Mes biens-aimés, toute grâce excellente et tout don parfait vient d'en haut, et descend du Père des lumières, en qui il n'y a ni changement, ni ombre de vicissitude. 
De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de la vérité, afin que nous soyons comme les prémices de ses créatures. 
Mes frères bien-aimés, vous le savez, que l'homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère. 
Car la colère de l'homme n'opère point la justice de Dieu. 
C'est pourquoi, rejetant toute souillure et toute excroissance de méchanceté, recevez avec douceur la parole qui a été entée en vous, et qui peut sauver vos âmes. 



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,5-14.
 
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Je m'en vais à Celui qui m'a envoyé et aucun de vous ne me demande : Où allez-vous ?  
Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. 
Cependant je vous dis la vérité : il vous est bon que je m'en aille ; car, si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas en vous ; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai. 
Et quand il sera venu, il convaincra le monde au sujet du péché, de la justice et du jugement : 
Au sujet du péché, parce qu'ils n'ont pas cru en moi ; 
Au sujet de la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus ; 
Au sujet du jugement, parce que le Prince de ce monde est déjà jugé. 
J'ai encore beaucoup de choses à vous dire ; mais vous ne pouvez les porter à présent. 
Quand le Consolateur, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. 
Celui-ci me glorifiera, parce qu'il recevra de ce qui est à moi, et il vous l'annoncera.

Intentions de prières :

Pour nos communiants qui se retirent samedi dans le silence et la prière pour faire retraite et se préparer à leur communion solennelle et la profession de Foi qui y est attachée.

Pour le bon succès du pèlerinage de Chartres.

 

Le petit mot du chanoine…      

 

 

 Le Seigneur nous parle clairement du Consolateur, l’Esprit Saint, qui se manifestera pleinement aux hommes au jour de la Pentecôte. Mais connaissons-nous bien le Saint-Esprit ? Rien à voir avec les « esprit es-tu là ? » des spirites en tout genre… Il suffit d’ouvrir notre petit catéchisme (ne l’oublions pas celui-là !) et de relire les textes du magistère. J’ai trouvé ces belles lignes de l’encyclique Divinum Illud munus du pape Léon XIII (1897) :

 

« Du moins beaucoup ne connaissent pas cet Esprit ; ils le nomment souvent dans leurs exercices de piété, mais avec une foi très peu éclairée. En conséquence, que les prédicateurs et tous ceux qui ont charge d’âmes se souviennent qu’il leur incombe le devoir de transmettre avec zèle et en détail tout ce qui concerne le Saint-Esprit, (…). Il importe plutôt de rappeler clairement les bienfaits sans nombre qui ne cessent de découler sur nous de cette source divine  (…) On doit aimer l’Esprit-Saint parce qu’il est Dieu : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces. On doit aussi l’aimer parce qu’il est l’Amour premier, substantiel, éternel, et rien n’est plus aimable que l’amour ; on doit l’aimer d’autant plus qu’il nous a comblés de plus grands bienfaits qui témoignent de sa munificence et appellent notre gratitude. Cet amour (…) nous excitera à acquérir chaque jour une connaissance plus complète de l’Esprit-Saint : Celui qui aime dit le Docteur Angélique, ne se contente pas d’un aperçu superficiel de l’objet aimé ; mais il s’efforce d’en rechercher tous les détails intimes, et il pénètre tellement dans son intimité, qu’on dit de l’Esprit-Saint, Amour de Dieu, qu’il scrute même les profondeurs divines, et il nous accordera ses dons célestes en abondance, d’autant plus que, si l’ingratitude ferme la main du bienfaiteur, par contre, la reconnaissance la fait rouvrir. Il faut veiller à ce que cet amour ne se borne pas à une aride connaissance ni à hommage purement extérieur ; qu’il soit, au contraire, prompt à agir, et surtout qu’il évite le péché, qui offense particulièrement le Saint-Esprit. En effet, tout ce que nous sommes, nous le sommes par la bonté divine, qui est attribuée spécialement au Saint-Esprit. (…)

Comme Il est Esprit de vérité, si quelqu’un tombe par faiblesse ou ignorance, il aura peut-être une excuse aux yeux de Dieu, mais celui qui, par malice, combat la vérité et s’en détourne, pèche gravement contre le Saint-Esprit. Cette faute s’est tellement multipliée de nos jours, qu’il semble que nous soyons arrivés à cette époque perverse prédite par saint Paul, où les hommes, aveuglés par un juste jugement de Dieu, regarderont comme vrai ce qui est faux et croiront au Prince de ce monde, qui est menteur et père du mensonge, comme s’il était le docteur de vérité. Dieu leur enverra l’esprit d’erreur, afin qu’ils croient au mensonge ; dans les derniers jours, certains abandonneront la foi, s’attachant à l’esprit d’erreur et aux doctrines diaboliques. Mais puisque l’Esprit-Saint, comme Nous l’avons dit, habite en nous ainsi qu’en un temple, il faut rappeler le précepte de l’Apôtre : Ne contristez pas l’Esprit de Dieu dont vous portez le signe. Il ne suffit pas d’éviter le mal, mais le chrétien doit briller de l’éclat de toutes les vertus, afin de plaire à un hôte si grand et si bienfaisant ; au premier rang, doivent se trouver la pureté et la sainteté, qualités qui conviennent à un temple.

 

Enfin, il faut prier le Saint-Esprit, car il n’est personne qui n’ait le plus grand besoin de son aide et de son secours. Comme nous sommes tous dépourvus de sagesse et de force, accablés par les épreuves, portés au mal, nous devons tous chercher un refuge auprès de celui qui est la source éternelle de la lumière, de la force, de la consolation, de la sainteté. C’est à lui surtout qu’il faut demander ce bien indispensable aux hommes, la rémission des péchés : le propre de l’Esprit-Saint est d’être le don du Père et du Fils ; la rémission des péchés se fait par l’Esprit-Saint, en tant que don de Dieu. »

 

10 2009 06 21 - Fête Dieu 273  ans !

Deo Gratias !

 

Chers amis, ce mois de Marie nous donne encore un peu de paix et avant le feu du mois du sacré Cœur et de la Pentecôte, je profite de ce dimanche pour vous inviter tous à La Molière le dimanche 22 juin pour fêter mon anniversaire de sacerdoce.

Le matin la solennité de la fête Dieu sera célébrée à saint François à 10h30.

Nous nous retrouverons à La Molière autour d’un buffet familial et champêtre.

A 15h commencera la procession du saint sacrement qui se terminera par un TE DEUM d’action de Grâce !

Je compte sur vous tous ! avec toute mon amitié et une paternelle bénédiction, chanoine Gwenaël Cristofoli

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Remettre ce coupon à M. Eric Bourges ou lui écrire : chapelle.econome@bbox.fr

Monsieur/madame/mademoiselle participera/ront à la journée du 22 juin2014 et s’inscrit/s’inscrivent :

 

Fà la préparation le samedi 21 juin et/ou le 22 (messe à 7h et petit déjeuner offert) 0 cochez la case !

F au buffet champêtre du dimanche 22 juin : 5euros/personne ; 20euros/famille (chèque à l’ordre de l’association saint Benoit de Nursie.)0 cochez la case !

 

F participation pour un cadeau « d’anniversaire » à M le chanoine. (Un ornement complet : chasuble, étole, manipule, voile et bourse en soie de Lyon.) (chèque à l’ordre de l’association saint Benoit de Nursie.)0cochez encore si vous le souhaitez !

 

Agenda de saint François :

 

Dimanche 18 maiGrand’messe 10h30, messe lue 18h30.

 

Lundi 19 mai : St Pierre Célestin, pape et confesseur

18h adoration du saint Sacrement et sacrement de pénitence.

18h45 salut du saint Sacrement

19h messe

 

Mardi 20 mai : St Bernardin de Sienne, confesseur

18h adoration du saint Sacrement et sacrement de pénitence.

18h45 salut du saint Sacrement

19h messe

 

Mercredi 21 mai de la férie (messe votive de saint François de Sales)

7h sainte messe suivie du petit déjeuner offert à tous.

14h30 instruction chrétienne.

18h instruction chrétienne suivie d’un dîner.

 

Jeudi 22 mai : de la férie (messe votive de saint Benoit)

18h adoration du saint Sacrement et sacrement de pénitence.

18h45 salut du saint Sacrement

19h messe

 

 

Vendredi 23 mai : de la férie (messe votive de saint Thomas d’Aquin)

18h adoration du saint Sacrement et sacrement de pénitence.

18h45 salut du saint Sacrement

19h messe

 

Samedi 24  mai : De la Sainte Vierge

Retraite des communions solennelles, s’informer pour la messe.

 

Dimanche 25 mai : 5ème Dimanche après Pâques

Grand’messe 10h30, messe lue 18h30

Lundi 26 mai : pèlerinage des mères de famille à Notre Dame de la Penière

 

Contacter votre chapelain :

 Chanoine Gwenaël Cristofoli, presbytère 20 rue saint Louis, 35000 Rennes.

 

02-99-31-74-92*06-98-31-31-23 chn.cristofoli@gmail.com

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Carillon N°87!

10 Mai 2014, 10:15am

Publié par Le sacristain

 

Le carillon de saint François.

Lettre d’information de la chapellenie Saint François de Sales de Rennes

  Onzième  ANNÉE - N° 87 mai 2014

Solennité de sainte Jeanne d’Arc

 


Solennité de Ste Jeanne d'Arc, vierge, patronne secondaire de la France (propre de France)
 

Livre de la Sagesse 8,9-15. 
Aussi ai-je résolu de la prendre pour compagne de ma vie, sachant qu'elle serait pour moi une conseillère de tout bien, et une consolation dans mes soucis et mes peines. 
Par elle, me disais-je, j'aurai de la gloire dans les assemblées, et, jeune encore, de

 

l'honneur auprès des vieillards. 
On reconnaîtra ma pénétration dans les jugements, et devant moi les grands seront dans l'admiration.
 
Si je me tais, ils attendront que je prenne la parole ; si je parle, ils tiendront les yeux fixés sur moi ; et si je prolonge mon discours, ils mettront la main sur leur bouche.
 
Par elle, j'obtiendrai l'immortalité, et je laisserai à la postérité un souvenir éternel.
 
Je gouvernerai des peuples, et les nations étrangères me seront soumises.
 
En entendant parler de moi, des rois redoutables me craindront : je me montrerai bon au milieu du peuple, et vaillant à la guerre.
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
 16,24-27. 
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Si quelqu'un veut marcher à ma suite, qu'il se renonce, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. 
Car celui qui voudra sauver sa vie, la perdra ; et celui qui perdra sa vie à cause de moi, la trouvera.
 
Quel profit en effet aura l'homme, s'il gagne le monde entier, mais perd son âme ? Ou que donnera l'homme en échange de son âme ?
 
Car le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon ses œuvres.
 

Jeanne d’Arc, A Domrémy (1897)

Charles Péguy.

 

« Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance,
Qui demeures aux prés, où tu coules tout bas.
Meuse, adieu : j’ai déjà commencé ma partance

En des pays nouveaux où tu ne coules pas.

Voici que je m’en vais en des pays nouveaux :
Je ferai la bataille et passerai les fleuves ;
Je m’en vais m’essayer à de nouveaux travaux,

Je m’en vais commencer là-bas des tâches neuves.

Et pendant ce temps-là, Meuse ignorante et douce,
Tu couleras toujours, passante accoutumée,
Dans la vallée heureuse où l’herbe vive pousse,

 

O Meuse inépuisable et que j’avais aimée.

Un silence.

 

Tu couleras toujours dans l’heureuse vallée ;
Où tu coulais hier, tu couleras demain.
Tu ne sauras jamais la bergère en allée,
Qui s’amusait, enfant, à creuser de sa main
Des canaux dans la terre, - à jamais écroulés.

 

La bergère s’en va, délaissant les moutons,
Et la fileuse va, délaissant les fuseaux.
Voici que je m’en vais loin de tes bonnes eaux,
Voici que je m’en vais bien loin de nos maisons.

 

Meuse qui ne sais rien de la souffrance humaine,
O Meuse inaltérable et douce à toute enfance,
O toi qui ne sais pas l’émoi de la partance,
Toi qui passes toujours et qui ne pars jamais
O toi qui ne sais rien de nos mensonges faux,

 

O Meuse inaltérable, ô Meuse que j’aimais,

 

 

Un silence.

Quand reviendrai-je ici filer encor la laine ?
Quand verrai-je tes flots qui passent par chez nous ?
Quand nous reverrons-nous ? et nous reverrons-nous ?

 

Meuse que j’aime encore, ô ma Meuse que j’aime.

Un assez long silence.  
Elle va voir si son oncle revient.

 

O maison de mon père où j’ai filé la laine,
Où, les longs soirs d’hiver, assise au coin du feu,
J’écoutais les chansons de la vieille Lorraine,
Le temps est arrivé que je vous dise adieu.

 

Tous les soirs passagère en des maisons nouvelles,
J’entendrai des chansons que je ne saurai pas ;
Tous les soirs, au sortir des batailles nouvelles,
J’irai dans des maisons que je ne saurai pas.

 

Un silence.

Maison de pierre forte où bientôt ceux que j’aime,
Ayant su ma partance, - et mon mensonge aussi, -
Vont désespérément, éplorés de moi-même,
Autour du foyer mort prier à deux genoux,
Autour du foyer mort et trop vite élargi,

 

Quand pourrai-je le soir filer encor la laine ?
Assise au coin du feu pour les vieilles chansons ;
Quand pourrai-je dormir après avoir prié ?
Dans la maison fidèle et calme à la prière ;

 

Quand nous reverrons-nous ? et nous reverrons-nous ?
O maison de mon père, ô ma maison que j’aime.

 

(Ed. Gallimard, coll. La Pléiade, Œuvres poétiques complètes, pp. 80-82)

 

 

Intentions de prière :

Pour tous les chrétiens persécutés, particulièrement en orient.

Pour les étudiants qui vont passer des examens.

 

Pour nos malades.

Agenda de saint François :

 

Dimanche 11 mai Grand’messe 10h30, messe lue 18h30.

 

Lundi 12 mai :Sts Nérée, Achille, Domitille (vierge) et Pancrace, martyrs

7h messe

 

Mardi 13 mai : St Robert Bellarmin, évêque, confesseur et docteur

Anniversaire de la première apparition de notre Dame à Fatima.

 

Mercredi 14 mai: de la férie

7h sainte messe suivie du petit déjeuner offert à tous.

14h30 instruction chrétienne.

 

Jeudi 15 mai : St Jean Baptiste de la Salle, confesseur

 

Vendredi 16 mai : St Ubald, évêque et confesseur

18h adoration du saint sacrement et sacrement de pénitence.

18h45 salut du saint sacrement

19h sainte messe.

 

Samedi 17  mai : St Pascal Baylon, confesseur

10h sacrement de pénitence, 11h sainte messe.

 

Dimanche 18 mai : Quatrième Dimanche après Pâques

Grand’messe 10h30, messe lue 18h30

Lundi 19 mai : pèlerinage des mères de famille à Notre Dame de la Penière

 

Contacter votre chapelain :

 Chanoine Gwenaël Cristofoli, presbytère 20 rue saint Louis, 35000 Rennes.

 

02-99-31-74-92*06-98-31-31-23 chn.cristofoli@gmail.com

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8 mai: saint Michel priez pour nous et sauvez la France!

7 Mai 2014, 11:29am

Publié par Le sacristain

 

 8 mai, messe de la victoire et de l'archange, 11h chapelle saint françois de Rennes.                                                      

                                                               

 

                                Apparition de Saint-Michel au Mont Gargan


Les premiers chrétiens eurent certainement recours, dans leurs prières, à l'intercession des esprits célestes, comme l'attestent les plus anciennes liturgies et les Pères de l'Eglise. « Que Jésus-Christ et les saints Anges nous assistent dans toutes nos actions », écrivaient le martyr Némésien et ses compagnons à saint Cyprien. « Je prie les bons Anges de recevoir mon âme à l'heure de ma mort », disait saint Grégoire de Nazianze.
Mais il n'y eut aucune fête en l'honneur des esprits bienheureux, durant les quatre premiers siècles de l'ère chrétienne, c'est-à-dire jusqu'à ce que le Ciel donnât lui-même le signal d'un culte public et solennel, par une apparition de l'Archange saint Michel.
Cette apparition eut lieu le 8 mai 492, sous le pontificat de Gélase 1°, sur le mont Gargan, aujourd'hui San-Angelo, dans le royaume de Naples.
Un riche habitant de Siponte avait ses troupeaux sur les flancs du mont Gargano. Un jour, se dérobant à l'œil des bouviers, un taureau disparut. Après bien des recherches, on le retrouva enfin sur la cime la plus escarpée de la montagne, à l'entrée d'une grotte, et les cornes embarrassées dans de fortes lianes.
Furieux contre les obstacles qui le retenaient sur place, l'animal se débattait si violemment que personne ne put l'approcher. Alors on lança vers lui une flèche ; mais, chose étrange, cette flèche se retourna à mi-chemin de sa course, et alla frapper celui qui l'avait tirée. Ce fait extraordinaire remplit d'une telle crainte les bouviers, qu'ils s'éloignèrent immédiatement de la grotte.
Cet évènement émut la ville de Siponte, et l'évêque ordonna des prières publiques. Trois jours après, saint Michel apparut au prélat et lui dit : « Je suis l'archange Michel, un de ceux qui se tiennent sans cesse devant le Seigneur. J'ai choisi ce lieu pour être vénéré sur la terre ; j'en serai le protecteur à jamais. »
L'évêque et les habitants se rendirent processionnellement jusqu'à la grotte du mont Gargano, et prièrent en l'honneur de l'Archange.
A quelque temps de là, Siponte vit ses ennemis dévaster ses campagnes et menacer la ville. La bataille s'engagea, et Siponte paraissait vaincue, quand, tout à coup, une formidable secousse ébranla le mont Gargano ; de son sommet, couvert d'une noire vapeur, jaillirent des éclairs et des foudres qui portèrent la terreur et la mort dans le camp ennemi.
Triomphante par le secours miraculeux de saint Michel, la ville de Siponte se montra reconnaissante à son puissant protecteur. Elle exécuta aussitôt des travaux gigantesques, afin de pouvoir accéder plus facilement sur le mont Gargano, et sur la grotte naturelle qu'elle fit revêtir intérieurement de marbres précieux, elle bâtit une belle église dont la dédicace solennelle eut lieu le 29 septembre 522, par le pape saint Boniface. Cette église est depuis le rendez-vous de nombreux pèlerinages, et de grands miracles s'y sont opérés par la puissante intercession de saint Michel.
De ce promontoire, comme d'une forteresse d'où il protège l'Eglise, le Prince des milices angéliques semble dire à l'univers entier : le Sauveur Jésus, mon maître, est Roi des rois et Seigneur des seigneurs ; son Eglise a seule le pouvoir d'éclairer les intelligences, de gouverner les volontés et de sauver les âmes. Là encore, comme sur le mont Saint-Michel, s'élevant au-dessus de la terre et de l'océan, il répète cette parole qui foudroya Lucifer : Quis ut Deus ? Qui est semblable à Dieu ?
Glorieux Archange, vous que nos rois ont autrefois proclamé patron de la France, protégez-nous contre tous nos ennemis ; protégez particulièrement les pieux lecteurs de L'Ange Gardien, durant l'année qui commence ; nous vous conjurons de les placer tous sous votre impénétrable égide. Protégez toujours l'Eglise et la France !

Extrait de "L'Ange Gardien" n° 9, Janvier 1897, pp.292-294.

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soirée jeunes pro!

6 Mai 2014, 11:21am

Publié par Le sacristain

Une fois par mois, venez discuter avec un prêtre et partager un ...

Avant notre prochain rdv mensuel de formation sur la doctrine sociale le 28 mai à 20h30 au presbytère rue saint Louis...

Mercredi 7 mai 20h un moment de détente et de rencontre! cinéma français, voire franchouillard garanti!

Inscriptions: chn.cristofoli@gmail.com     0698313123!

A demain!

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