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Site de la Chapelle Saint François de Rennes

carillon N°77

1 Février 2014, 15:50pm

Publié par Le sacristain

 

Le carillon de saint François.

Lettre d’information de la chapellenie Saint François de Sales de Rennes

  Troisième dimanche après l’épiphanie

Onzième  ANNÉE - N° 77  fevrier 2014

 

 

          L’esprit d’obéissance et la pureté. Tels sont les fruits du 4ème mystère joyeux, la Présentation de l’Enfant Jésus au Temple et la Purification de la Vierge Marie. S’il est deux vertus qui éclatent magnifiquement dans la foi chrétienne depuis les origines, ce sont bien ces deux vertus. Et s’il y a deux vertus qui sont combattues avec acharnement par le diable et ses émules, c’est encore l’obéissance et la pureté. Il suffit de considérer le monde dans lequel nous vivons pour nous rendre compte de ce chaos. Et pourtant, il ne peut y avoir de paix et d’harmonie dans la société humaine sans ces deux vertus.

          On colle souvent une étiquette dégradante ou négative à l’obéissance. C’est là l’esprit de rébellion, de révolution, que le serpent a transmis à l’homme à travers le fruit défendu : Je ne servirai pas. Au contraire, obéir ne diminue pas, mais élève ; obéir n’enchaîne pas, mais libère. C’est par l’obéissance du Christ que nous avons été sauvés ! Au contraire, c’est l’orgueil qui nous pousse à la désobéissance, au refus d’admettre la supériorité de Dieu et d’hommes possédant une autorité naturelle découlant de l’autorité divine. Dans l’Eglise, il y a une hiérarchie, qui suppose une obéissance. Les prêtres doivent obéir aux évêques, les évêques doivent obéir au Pape. Sans ce rapport essentiel d’obéissance, l’Eglise ne tiendrait pas ! En obéissant, on sert Dieu, on sacrifie son ego, on grandit en humilité, bref on devient un saint. Un saint désobéissant, ça n’existe pas ! Si un évêque déplace un prêtre de son confortable presbytère en plein centre du vieux Versailles, dans une petite hutte des îles Galapagos, hé bien, Deo gratias ! Fiat voluntas tua ! Il embrassera avec amour, et non par force, cette croix qui lui apprendra le détachement et la générosité ! Obéir, c’est cela : embrasser la croix de Jésus-Christ, qui est le trône de l’obéissance rédemptrice !

          Et la pureté, c’est le véritable trésor que tout chrétien doit jalousement protéger, avec une prudence qui s’impose de plus en plus au milieu d’un monde qui empeste l’impureté. Face aux odeurs nauséabondes, le chrétien laissera émaner de son cœur et de son corps cette odeur de suavité si agréable au Seigneur, à l’image des saintes vierges de tous les siècles. Nous avons tous besoin de purifier nos cœurs et nos corps. Si Notre-Dame, la Vierge des Vierges, s’est soumise au rite juif de la Purification, c’est par obéissance – alors que sa virginité perpétuelle l’en préservait – et pour nous donner l’exemple ! Alors ne laissons pas s’éteindre cette lampe allumée de la chasteté, dans nos pensées, dans nos paroles, dans nos désirs, dans nos actions. Elle illumine la vie du chrétien et fait de lui un flambeau ardent pour éclairer les consciences, noyées dans le laxisme, l’individualisme et le relativisme, qui sont les racines de l’impureté ambiante. Et rappelons-nous : « La pureté nous angélise ! », c’est la vertu qui nous rapproche le plus des anges, donc qui nous fait toucher le Cœur de Dieu !

                 Sainte fête de la chandeleur à tous !

Contacter votre chapelain :

 Chanoine Gwenaël Cristofoli,presbytère 20 rue saint Louis, 35000 Rennes.

02-99-31-74-92*06-98-31-31-23

chn.cristofoli@gmail.com

 

Traduction des textes sacrés :

Présentation de Jésus et Purification de la Ste Vierge

Livre de Malachie 3,1-4.
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que j'envoie mon Messager pour qu'il prépare le chemin devant ma face ; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez, le messager de l'Alliance que vous désirez. Voici qu'il vient, dit le Seigneur de l'univers.
Et qui soutiendra le jour de sa venue, et qui restera debout quand il apparaîtra ? Car il sera comme le feu du fondeur, comme la potasse des foulons.
Il s’assiéra, fondant et purifiant l'argent ; il purifiera les fils de Lévi, et les épurera comme l'or et l'argent ; et ils seront pour Yahweh des ministres qui lui présenteront l'oblation selon la justice ;
et l'oblation de Juda et de Jérusalem sera agréable au Seigneur comme aux anciens jours, comme dans les années d'autrefois.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,22-32.
En ce temps-là, quand furent révolus les jours prescrits pour la purification de Marie, selon la Loi de Moïse, ils portèrent Jésus à Jérusalem pour le présenter au Seigneur
selon qu'il est écrit dans la loi du Seigneur : Tout mâle premier-né sera regardé comme consacré au Seigneur,
et pour offrir en sacrifice, ainsi qu'il est dit dans la loi du Seigneur, une paire de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme nommé Siméon ; c'était un homme juste et pieux, qui attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit-Saint était sur lui.
L'Esprit-Saint lui avait révélé qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur.
Il vint donc dans le temple, poussé par l'Esprit. Et comme ses parents amenaient l'enfant Jésus pour observer les coutumes légales à son égard,
lui-même le reçut en ses bras, et il bénit Dieu en disant :
" Maintenant, ô Maître, vous congédiez votre serviteur en paix, selon votre parole ;
car mes yeux ont vu le salut,
que vous avez préparé à la face de tous les peuples, lumière qui doit éclairer les nations et gloire d'Israël, votre peuple. "

 Intention de prière de cette semaine : Pour que l’obéissance règne dans l’Eglise

La bénédiction des cierges (dom Guéranger)

 L’origine de cette cérémonie est assez difficile à assigner d’une manière précise. Elle aurait été instituée, vers la fin du Ve siècle, par le Pape saint Gélase, pour donner un sens chrétien aux restes de l’antique fête des Lupercales, dont le peuple de Rome avait encore retenu quelques usages superstitieux. Il est du moins certain que saint Gélase abolit, à cette époque, les derniers vestiges de la fête des Lupercales qui, comme l’on sait, était célébrée au mois de février, dans les siècles du paganisme. Innocent III, dans un de ses Sermons sur la fête de la Purification, enseigne que l’attribution de la cérémonie des Cierges au 2 février est due à la sagesse des Pontifes romains, lesquels auraient appliqué au culte de la sainte Vierge les restes d’un usage religieux des anciens Romains, qui allumaient des flambeaux en mémoire des torches à la lueur desquelles Cérès avait, selon la fable, parcouru les sommets de l’Etna, cherchant sa fille Proserpine enlevée par Pluton ; mais on ne trouve pas de fête en l’honneur de Cérès, au mois de février, sur le Calendrier des anciens Romains. Il nous semble donc plus exact d’adopter le sentiment de D. Hugues Ménard, Rocca, Henschenius et Benoît XIV, qui tiennent que la fête antique connue en février sous le nom d’Amburbalia, et dans laquelle les païens parcouraient la ville en portant des flambeaux, a donné occasion aux Souverains Pontifes de lui substituer un rite chrétien qu’ils ont uni à la célébration de la fête dans laquelle le Christ, Lumière du monde, est présenté au Temple par la Vierge-mère.

Le mystère de cette cérémonie a été fréquemment expliqué par les liturgistes depuis le VIIe siècle. Selon saint Ives de Chartres, dans son deuxième Sermon sur la fête d’aujourd’hui, la cire des cierges, formée du suc des fleurs par les abeilles, que l’antiquité a toujours considérées comme un type de la virginité, signifie la chair virginale du divin Enfant, lequel n’a point altéré, dans sa conception ni dans sa naissance, l’intégrité de Marie. Dans la flamme du cierge, le saint Évêque nous apprend à voir le symbole du Christ qui est venu illuminer nos ténèbres. Saint Anselme, dans ses Enarrations sur saint Luc, développant le même mystère, nous dit qu’il y a trois choses à considérer dans le Cierge : la cire, la mèche et la flamme. La cire, dit-il, ouvrage de l’abeille virginale, est la chair du Christ ; la mèche, qui est intérieure, est l’âme ; la flamme, qui brille en la partie supérieure, est la divinité.

Agenda de saint François :

 

Dimanche 2 février Grand’messe 10h30, messe lue 18h30 Présentation du Seigneur au Temple et Purification de Notre Dame.

Rendez vous cet après midi 15h-17h ! Gouter crêpes, film contes…

 Lundi 3 février: 18h adoration et sacrement de pénitence, 18h45 salut du saint Sacrement, 19h sainte messe : de la férie

 Mardi 4 février : Messe 7h St André Corsini, évêque et confesseur

 Mercredi 5 février: 7h sainte messe suivie du petit déjeuner offert à tous. Ste Agathe, vierge et martyre

14h30 & 18h00 entretiens sur la doctrine chrétienne.

 Jeudi 6 février:18h adoration et sacrement de pénitence, 18h45 salut du saint Sacrement, 19h sainte messe :Messe votive du sacerdoce éternel du Christ ( 1er jeudi du mois).

20h15-21h30 cercle littéraire chrétien : thème «  les chouans »

 

Vendredi 7 février : 1er vendredi du mois, Messe en l’honneur du Cœur Sacré de Notre Seigneur.

19h45 : enfants adorateurs,

20h15 : adoration du saint sacrement et sacrement de pénitence.

22h : Garde d’honneur de la 1ere Rennes Europa Scout, troupe  saint Louis Roi de France

22h45 : Salut du saint Sacrement.

 

 Samedi 8 février:10h sacrement de pénitence,11h sainte messe.

St Jean de Matha, confesseur

Dimanche 9 février Grand’messe 10h30*, messe lue 18h30

Cinquième Dimanche après l'Epiphanie

 

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