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Site de la Chapelle Saint François de Rennes

carillon N°79

15 Février 2014, 19:02pm

Publié par Le sacristain

 

 

Le carillon de saint François.

Lettre d’information de la chapellenie Saint François de Sales de Rennes

  Onzième  ANNÉE - N° 79 février 2014

Dimanche de la Septuagésime.

 

 

Editorial, le mot du chapelain,

 

 

 

Monsieur le chanoine, en quoi consiste le temps de la Septuagésime, qui semble être une copie du temps de carême ?

 

Je laisse le bienheureux Dom Guéranger vous répondre :

 

« Le temps de la Septuagésime comprend la durée des trois semaines qui précèdent immédiatement le Carême. La fête de Pâques exige pour préparation quarante jours de recueillement et de pénitence ; cette sainte carrière est l’un des principaux incidents de l’année liturgique, et le plus puissant moyen qu’emploie l’Eglise pour raviver dans le cœur et dans l’esprit des fidèles le sentiment de leur vocation. Il est du plus haut intérêt pour eux de na pas laisser s’écouler cette période de grâces, sans en avoir profité pour le renouvellement de leur vie entière. Il était donc convenable de les préparer à ce temps du salut, qui est lui-même une préparation, afin que les bruits du monde s’éteignant peu à peu dans leurs cœurs, ils fussent plus attentifs à l’avertissement solennel que l’Eglise leur doit faire, en imposant la cendre sur leurs fronts, à l’ouverture de la sainte Quarantaine.

Dans tout le reste de l’année, l’Eglise nous provoque à répéter le chant du ciel, le divin Alleluia ! et voilà qu’aujourd’hui elle met la main sur notre bouche pour arrêter ce cri d’allégresse qui ne doit pas retentir dans la Babylone. « Nous sommes en voyage, loin du Seigneur » (II Cor.v,6) ; gardons nos cantiques, pour le moment où nous arriverons devant Lui.

Le trait le plus caractéristique de la sainte carrière où nous entrons est donc la suspension rigoureuse de l’Alleluia, qui ne doit plus se faire entendre sur la terre jusqu’au moment où, ayant participé à la mort du Christ, ayant été ensevelis avec Lui, nous ressusciterons avec Lui pour une vie nouvelle.

Le chrétien au temps de la Septuagésime, s’il veut entrer dans l’esprit de l’Eglise, doit faire trêve à cette fausse sécurité, à ce contentement de soi qui s’établissent trop souvent dans les âmes molles et tièdes, et n’y produisent que la stérilité. »

 

Votre chanoine !

Traduction des textes sacrés :

 Dimanche de la Septuagésime

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9,24-27.10,1-5.
Frères, ne savez-vous pas que les coureurs du stade prennent tous part à la course, mais qu'un seul remporte le prix ? Courez donc de manière à le remporter.
Quiconque veut lutter, s'abstient de tout : eux pour une couronne périssable ; nous, pour une impérissable.
Pour moi, je cours de même, non comme à l'aventure ; je frappe, non pas comme battant l'air.
Mais je traite durement mon corps et je le tiens en servitude, de peur qu'après avoir prêché aux autres, je ne sois moi-même réprouvé.
Car je ne veux pas vous laisser ignorer, frères, que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils ont tous traversé la mer,
et qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer ;
qu'ils ont tous mangé le même aliment spirituel,
et qu'ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher était le Christ.
Cependant ce n'est pas dans la plupart d'entre eux que Dieu trouva son plaisir, puisque leurs corps jonchèrent le désert.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,1-16.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : " Le royaume des Cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au point du jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne.
Etant convenu avec les ouvriers d'un denier par jour, il les envoya à sa vigne.
Il sortit vers la troisième heure, en vit d'autres qui se tenaient sur la place sans rien faire,
et leur dit : " Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera juste. "
Et ils y allèrent. Il sortit encore vers la sixième et la neuvième heure, et fit la même chose.
Etant sorti vers la onzième heure, il en trouva d'autres qui stationnaient, et il leur dit : " Pourquoi stationnez-vous ici toute la journée sans rien faire ? "
Ils lui disent : " C'est que personne ne nous a embauchés. " Il leur dit : " Allez, vous aussi, à la vigne. "
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : " Appelle les ouvriers et paie-leur le salaire, en commençant par les derniers jusqu'aux premiers. "
Ceux de la onzième heure vinrent et reçurent chacun un denier.
Quand vinrent les premiers, ils pensèrent qu'ils recevraient davantage ; mais ils reçurent, eux aussi, chacun un denier.
En le recevant, ils murmuraient contre le maître de maison, disant :
" Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et tu les as traités comme nous, qui avons porté le
poids du jour et la chaleur. "
Mais lui, s'adressant à l'un d'eux, répondit : " Ami, je ne te fais point d'injustice : n'es-tu pas convenu avec moi d'un denier ?
Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi.
Ne m'est-il pas permis de faire en mes affaires ce que je veux ? Ou ton œil sera-t-il mauvais parce que, moi, je suis bon ?
Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers derniers. "

Article liturgique:

Monsieur le chanoine, vous savez, quand je vous vois avec votre petit chapeau, cela m’amuse car je me se souviens de Don Camillo !!! Ne pensez-vous pas que c’est un peu démodé ?...

 

Avec Dieu, point de mode, mais des signes, pleins de sens ! Permettez que je vous rappelle ce qu’est mon « petit chapeau » comme vous le dites.

 

La barrette n'est pas, à l'origine, propre aux ecclésiastiques. À la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle, cette toque est une coiffure portée couramment par tous, notamment les avocats, les juges, les médecins et les maîtres en théologie. On l'appelait également « bonnet carré. » Maintenant, la barrette est un bonnet rigide porté par les ecclésiastiques. Sa forme, généralement carrée, a varié selon les lieux et les époques. L'usage romain veut que la barrette portée au chœur ait trois cornes. Les usages français sont plus souples sur ce point et l'on voyait souvent des barrettes à quatre cornes par exemple sur la tête des curés parisiens. Alors que la barrette des cardinaux est surmontée d'une simple ganse, celle des autres ecclésiastiques est parfois ornée d'une houppe, noire ou de couleur, selon la dignité de celui qui la porte. Elle est, la plupart du temps, de la même couleur que l'habit de chœur, c'est-à-dire de laine noire pour les prêtres, de soie violette pour les évêques et certains chanoines, de soie moirée violette pour les nonces apostoliques et de soie moirée rouge pour les cardinaux. Certains prélats de la famille pontificale portent, alors que le reste de leur costume est violet, une barrette de soie noire ornée d'une houppe de couleur cramoisie. Les membres de quelques ordres religieux portent une barrette blanche.

 

Le chapeau en général, tout au long de son histoire, allait devenir révélateur du rang social, y compris dans les hiérarchies militaires et religieuses. Les hauts dignitaires de l'Eglise, par exemple, définirent des formes de couvre-chef très élaborées et chargées de symboles ; ainsi, la tiare papale (avec ses trois couronnes) ou la mitre épiscopale.

 

Elle est portée pour célébrer la messe et l'office divin par les prêtres et les ministres sacrés ainsi que par tous les clercs y assistant au chœur. Comme vous pouvez le déduire, elle symbolise une certaine autorité que le clerc possède eu égard à son rang de ministre ordonné.



 

Agenda de saint François :

 

 

 

Dimanche 16 février Grand’messe 10h30, messe lue 18h30

 

 

 

Lundi 17 février:18h adoration et sacrement de pénitence, 18h45 salut du saint Sacrement, 19h sainte messe :de la férie

 

 

 

Mardi 18 février: 18h adoration et sacrement de pénitence, 18h45 salut du saint Sacrement, 19h sainte messe : de la férie

 

 

 

Mercredi 19février : 7h sainte messe suivie du petit déjeuner offert à tous. de la férie

 

14h30 & 18h00 entretiens sur la doctrine chrétienne.

 

 

 

Jeudi 20 février: 18h adoration et sacrement de pénitence, 18h45 salut du saint Sacrement, 19h sainte messe : de la férie

 

 

 

Vendredi21 février: 18h adoration et sacrement de pénitence, 18h45 salut du saint Sacrement, 19h sainte messe : de la férie

 

 

 

Samedi 22 février: 10h sacrement de pénitence, 11h sainte messe.

 

Chaire de St Pierre, apôtre

 

 

 

Dimanche 23.02Grand’messe 10h30, messe lue 18h30

 

Dimanche de la Sexagésime.

 

 

 

 

 

Contacter votre chapelain :

 

 Chanoine Gwenaël Cristofoli, presbytère 20 rue saint Louis, 35000 Rennes.

 

02-99-31-74-92*06-98-31-31-23

 

 chn.cristofoli@gmail.com

 

 

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