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Site de la Chapelle Saint François de Rennes

Ai-je le droit de ne pas y aller?...

Lu sur:   http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Ai-je-le-droit-de-ne-pas-y-aller

 

Scientifique, directeur d’une équipe de recherche, Albert Barrois a choisi Liberté politique pour expliquer les raisons de sa présence à La Manif pour tous, ce 2 février. Cette guerre est culturelle, sa décision est une décision de conscience.

POURQUOI irai-je encore battre le pavé ce dimanche [2 février] ? À quoi bon, puisque nous encaissons défaites sur défaites : le mariage, la recherche sur l'embryon, certaines dispositions de la loi sur l'égalité femme-homme, et bientôt l'euthanasie, la PMA et peut-être la GPA pour tous, l'éducation toujours plus pervertie de nos enfants, des sénateurs qui se mêlent de vouloir interdire l'école à la maison et que sais-je encore.

À quoi bon continuer ? De nouvelles raclées nous attendent au tournant. Je vous ai déjà fait le coup de la guerre de cent ans, je ne vais pas recommencer, mais changer d'image historique. Nous faisons face à une guerre de Géants qui est culturelle ; je vous invite à relire le discours limpide des Veilleurs du 26 mai 2013 : « Nous exaltons la culture parce que c'est la nourriture de l'intelligence, parce que le combat politique est fondamentalement culturel [...] nous sommes en résistance contre la démission de la pensée, contre l'assoupissement des consciences. »

En conscience

Certains pensent que nous perdons parce que nous nous y prenons mal ; c'est vrai, nous pouvons sans doute faire beaucoup mieux et beaucoup plus. Mais même en nous y prenant très bien, ne nous y trompons pas, nous perdrons encore.

Il reste cependant deux raisons majeures de ne pas rester bien au chaud à la maison. La première a été magistralement présentée par le cardinal Barbarin : on ne nous demande pas de gagner, mais de témoigner, pour que les consciences ne puissent pas s'assoupir.

La conscience, justement, parlons-en. C'est la deuxième raison, que je formulerai comme une question : « En mon âme et conscience, ai-je le droit de ne pas y aller ? » Ai-je le droit de ne pas témoigner, de baisser les bras, de laisser les autres s'assoupir ? Et par-dessus tout, ai-je le droit de laisser entendre à mes enfants que je laisse tomber, que je les laisse tomber ?

À dimanche !

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